Un homme qui vérifie sous le capot d'une voiture

Quels sont vos droits de garanties sur un moteur PureTech après 2020 ?

La question de la garantie des moteurs PureTech défectueux soulève de nombreuses interrogations chez les propriétaires confrontés à des pannes prématurées. Entre les garanties légales, commerciales et les extensions proposées par Stellantis, naviguer dans ces dispositifs demande une compréhension claire de vos droits.

Les différents types de garantie applicables sur un moteur PureTech

La garantie légale de conformité s’applique pendant deux ans après l’achat d’un véhicule neuf. Elle couvre les défauts existants au moment de la livraison, même s’ils se manifestent ultérieurement. Pour un défaut de conception comme celui affectant les PureTech, cette garantie peut jouer au-delà des deux ans si vous prouvez que le vice existait dès l’origine.

La garantie constructeur classique court sur deux ans sans limitation kilométrique chez Peugeot, Citroën et DS. Elle prend en charge les défauts de fabrication ou de matériaux. Toutefois, elle exclut généralement l’usure normale et impose un respect strict du plan d’entretien préconisé.

Stellantis a instauré une extension spécifique pour les moteurs PureTech problématiques. Cette couverture porte à 10 ans ou 175 000 km la prise en charge du remplacement de la courroie de distribution et des dommages consécutifs. Cette mesure ne s’applique toutefois qu’aux véhicules répondant à des critères précis de kilométrage et d’entretien.

Les conditions pour bénéficier de l’extension de garantie sur un moteur PureTech

Pour prétendre à l’extension de garantie Stellantis, votre véhicule doit justifier d’un historique d’entretien complet réalisé dans le réseau de la marque ou chez un professionnel agréé. Chaque vidange doit apparaître dans le carnet avec les tampons correspondants et les factures acquittées.

Le kilométrage annuel moyen entre également en ligne de compte. Un véhicule dépassant 25 000 km par an peut voir sa demande refusée, le constructeur considérant qu’une utilisation intensive sort du cadre standard. La date de première mise en circulation détermine l’éligibilité : seuls les modèles produits pendant la période critique sont concernés.

  • Respect des intervalles de vidange (maximum 15 000 km ou 1 an)
  • Utilisation d’une huile certifiée PSA B71 2290
  • Absence de modification moteur ou reprogrammation
  • Entretiens tracés dans le carnet ou via factures détaillées

Il reste à comprendre comment savoir si mon moteur puretech est concerné. Lisez notre autre article pour en savoir davantage.

Quels sont les recours en cas de refus de prise en charge sur votre moteur PureTech ?

Un concessionnaire peut rejeter votre demande de garantie pour diverses raisons, justifiées ou non. Dans ce cas, sollicitez un courrier explicatif détaillant les motifs du refus. Ce document vous servira dans vos démarches ultérieures auprès du service contentieux de la marque ou d’associations de consommateurs.

L’UFC-Que Choisir et l‘association 40 Millions d’automobilistes ont ouvert des cellules d’accompagnement spécifiques pour les propriétaires de PureTech. Ces organismes peuvent vous aider à monter un dossier solide et engager une médiation avec le constructeur. Plusieurs centaines de cas ont abouti à une prise en charge totale ou partielle après intervention.

La voie judiciaire reste envisageable si toutes les tentatives amiables échouent. Les tribunaux ont rendu plusieurs décisions favorables aux consommateurs, reconnaissant le vice caché sur ces motorisations. La jurisprudence évolue en faveur des propriétaires, notamment pour les véhicules achetés d’occasion où le vice n’était pas apparent lors de la transaction.

Les actions collectives en cours sur les moteurs PureTech

Plusieurs actions de groupe ont été initiées contre Stellantis concernant les moteurs PureTech. Ces procédures collectives permettent aux propriétaires de mutualiser leurs forces et de peser face au constructeur. L’inscription à ces actions reste ouverte et ne nécessite aucun frais d’avocat, les honoraires étant pris en charge par l’action collective elle-même.

Les indemnisations obtenues varient selon les situations : remboursement partiel du véhicule, échange standard du moteur ou compensation financière pour dépréciation. Certains propriétaires ont reçu jusqu’à 4 000 euros de dédommagement pour les désagréments subis, en plus du remplacement gratuit du moteur.

Restez attentif aux communications officielles de Stellantis qui peuvent annoncer de nouveaux gestes commerciaux ou élargir les critères d’éligibilité aux garanties étendues. Le constructeur adapte régulièrement sa politique face à la pression des associations et aux décisions de justice.

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